Mériquité · Centre de référence
Vingt-neuf réponses sourcées

Questions fréquentes

Chaque réponse est courte, puis appuyée sur le passage du corpus qui la fonde, avec sa référence. Là où le texte ne se prononce pas, la fiche le dit plutôt que de combler le vide.

Texte de référence

Qu'est-ce que la Mériquité ?

Définition officielle, arrêtée par arbitrage présidentiel du 8 août 2026 : « Doctrine selon laquelle nul ne naît quitte car chacun reçoit avant de produire, et doit contribuer, selon ses capacités, à préserver, améliorer et transmettre l'héritage commun ; cette dette ne se paie ni ne s'éteint : elle se transmet améliorée. En retour, la communauté doit à chacun un critère écrit, public et vérifiable pour l'accès aux biens publics. De cette transmission et du mérite protégé résulte une manière de vivre : la tranquillité. »

« Nous devons tout à ceux qui nous ont précédés. Nous devons mieux à ceux qui ne sont pas nés. »

La Dette et le Mérite, « La phrase »
Texte de référence

Que signifie « nul ne naît quitte » ?

Que personne ne commence sa vie sans obligation : chacun reçoit avant d'avoir produit, et ce qu'il reçoit l'engage.

« Chacun de nous hérite d'un capital qu'il n'a pas produit : une langue qu'il n'a pas inventée, une paix qu'il n'a pas conquise, une école qu'il n'a pas bâtie, une terre défrichée par des morts qu'il n'a jamais connus. Celui qui a réussi a marché sur une route qu'il n'a pas construite. »

La Dette et le Mérite, ch. III

« Elle ne se paie pas et ne s'éteint pas. On ne s'en acquitte pas par un impôt, on n'en est jamais quitte. Elle se transmet. Et elle se transmet améliorée. »

La Dette et le Mérite, ch. III
Texte de référence

Quelle différence entre la dette et le mérite ?

La dette est ce que chacun doit à la communauté qui l'a formé. Le mérite est ce que la communauté doit à chacun en retour : que son effort ne soit pas volé.

« Nous devons à la communauté. Mais la communauté nous doit ceci : que notre effort ne soit pas volé. »

La Dette et le Mérite, ch. IV

« Le mérite n'est pas une faveur que l'on accorde. C'est un droit que l'on protège. »

La Dette et le Mérite, ch. IV
Texte de référence

Quelle place la Mériquité donne-t-elle à l'État ?

Trois finalités, et trois seulement : protéger, tranquilliser, développer. Toute fonction particulière de l'État doit y être ordonnée.

« Nous n'avons pas dit « sécuriser ». Nous avons dit « tranquilliser ». Un homme sécurisé est un homme surveillé. Un homme tranquille est un homme libre. »

La Dette et le Mérite, ch. VII

« Il ne détruit pas les libertés. Il n'emprisonne pas l'opinion. Il n'entre pas arbitrairement chez les gens. Il ne spolie pas. Il ne taxe pas sans fin. »

La Dette et le Mérite, ch. VII
Texte de référence

Peut-on se réclamer de la Mériquité sans adhérer à GPS ?

Oui. Se reconnaître dans la doctrine et adhérer statutairement au Mouvement sont deux actes distincts.

« Le mot et le concept sont libres : quiconque peut s'en réclamer, les enseigner, les discuter, les contester, sans autorisation. »

Centre de référence, Méthode et sources

« Personne ne possède le mot « socialisme ». Aucun dépôt, aucun ayant droit. Et pourtant sa paternité est parfaitement établie, par l'antériorité documentaire. »

Centre de référence, Origine et auteur
Texte de référence

Que dit la Mériquité sur la corruption ?

Que ce n'est pas un vice que l'on déplore mais un vol — et que son crime le plus grave est pédagogique.

« La corruption n'est pas un vice que l'on déplore : c'est un vol. Elle prend à celui qui a travaillé pour donner à celui qui a payé. »

La Dette et le Mérite, ch. IV

« Son crime le plus grave n'est pas d'enrichir quelques-uns : c'est d'enseigner à toute une jeunesse que l'effort ne sert à rien, et que seul sert le réseau. »

La Dette et le Mérite, ch. IV
Texte de référence

Que dit-elle de l'école ?

Qu'aucune transformation durable ne commence ailleurs, et que la justice scolaire est affaire d'équité, non d'uniformité.

« L'éducation est la plus stratégique de toutes les politiques publiques. »

La Dette et le Mérite, ch. V

« Dieu donne à chacun deux bras. Quand il n'en donne qu'un, c'est à la société de fournir le second. Égalité de dignité à la naissance. Équité des moyens pour la rendre effective. »

La Dette et le Mérite, ch. V
Texte de référence

Que dit-elle de la jeunesse ?

Elle renverse l'accusation : ce n'est pas la jeunesse qui est dépravée, c'est le système qui ne lui laisse que son corps.

« Quand un jeune homme n'a plus que son corps à vendre pour manger, ce n'est pas lui qui est dépravé. C'est nous. »

La Dette et le Mérite, ch. IX

« Ce jeune-là est l'enfant des dix pintades, trente ans plus tard. Il n'a ni l'idée, ni les moyens, ni le diplôme, ni la relation. On lui a tout pris — sauf son corps. »

La Dette et le Mérite, ch. IX
Texte de référence

Que dit-elle de l'ethnie et de la région ?

L'unité n'impose pas l'uniformité — mais l'appartenance ne décide jamais de l'accès aux biens publics.

« Nos langues, nos traditions, nos peuples ne sont pas des survivances encombrantes : ce sont des civilisations, et la pluralité des civilisations fait la richesse de l'humanité. »

La Dette et le Mérite, ch. VI

« La langue, oui. L'appartenance comme critère, jamais. On célèbre son ethnie. On ne distribue pas avec elle les postes, les marchés, les bourses et les terres. »

La Dette et le Mérite, ch. VI
Texte de référence

Que ferait-elle de ceux qui ont fait souffrir ?

Ni impunité, ni vengeance. La cité juge ; la victime seule choisit de pardonner.

« Pas d'impunité : un pardon accordé sans justice est une insulte faite aux victimes. On ne demande à personne de pardonner un crime que nul n'a seulement reconnu. »

La Dette et le Mérite, ch. VIII

« Pas de vengeance : car la vengeance, c'est la victime qui frappe ; la justice, c'est la cité qui juge à sa place. Toute la civilisation tient dans ce seul déplacement. »

La Dette et le Mérite, ch. VIII
Texte de référence

Que dit-elle des ressources naturelles ?

Elles n'appartiennent pas à la génération qui gouverne. L'exploitation se discute ; l'aliénation de la maîtrise collective, jamais.

« Il existe des biens qui n'appartiennent pas à la génération qui gouverne. Le sous-sol, les mines, le pétrole, l'eau, la terre : ce sont les biens de ceux qui ne sont pas nés. »

La Dette et le Mérite, ch. VII

« La manière de les exploiter et d'en commercialiser les produits se discute. Le droit d'en aliéner irréversiblement la maîtrise collective, jamais. »

La Dette et le Mérite, ch. VII
Texte de référence

Quelle différence avec le socialisme ?

Le socialisme tient l'inégalité pour une production sociale et la corrige par la redistribution. La Mériquité juge cela insuffisant : elle ne corrige pas l'arrivée, elle change le départ.

« Nous ne promettons pas de distribuer aux pauvres ce que nous aurons pris aux riches, en laissant intact le système qui fabrique les uns et les autres. »

La Dette et le Mérite, « Ce que nous ne sommes pas »

« Se borner à réparer un résultat injuste, c'est laisser intact ce qui l'a produit. Et redistribuer par un État capté, c'est nourrir la capture. »

La Dette et le Mérite, « Ce que nous ne sommes pas »
Texte de référence

Quelle différence avec le libéralisme ?

Le libéralisme part de l'individu ; la Mériquité part de ce que l'individu a reçu avant de pouvoir choisir.

« Celui qui dit à un enfant de pauvre qu'il est libre de réussir, sans lui donner l'école, la santé et la sécurité du droit, ne lui donne rien : il lui donne la responsabilité de son propre échec. »

La Dette et le Mérite, « Ce que nous ne sommes pas »

« Nul ne vient de nulle part. L'homme n'est pas un individu isolé qui déciderait un jour d'entrer en société. »

La Dette et le Mérite, ch. II
Texte de référence

Quelle différence avec le conservatisme ?

Les deux partent de l'héritage. Mais pour la Mériquité, recevoir n'est pas obéir : recevoir, c'est juger.

« Mais on n'améliore pas ce que l'on se borne à répéter. Recevoir n'est pas obéir : recevoir, c'est juger. Conserver ce qui est juste. Corriger ce qui est insuffisant. Abolir ce qui est injuste ou mauvais. »

La Dette et le Mérite, ch. III
Note doctrinale

Quelle différence avec l'ubuntu ?

La conception relationnelle de la personne est partagée. La différence porte sur le second terme : le mérite protégé, et le refus que le pardon devienne une politique d'État.

« Nul ne vient de nulle part. L'homme n'est pas un individu isolé qui déciderait un jour d'entrer en société. »

La Dette et le Mérite, ch. II

« Le pardon moral appartient à la victime — jamais à l'État. »

La Dette et le Mérite, ch. VIII
Note doctrinale

Pourquoi « Mériquité », et pas un « -isme » ?

Le suffixe -isme appartient à une convention lexicale héritée d'une tradition intellectuelle européenne. « Mériquité » fait entendre le mérite et, par proximité sonore, l'équité — sans en dériver.

« Le suffixe -isme appartient à une convention lexicale précise : il signale l'adhésion à un système de pensée, sur le modèle grec du suffixe -ismos transmis par le latin. »

La Mériquité comme doctrine politique authentique

« Le terme fait entendre le mérite, et sa proximité sonore avec équité l'inscrit d'emblée dans le vocabulaire de la justice, sans pour autant en dériver étymologiquement. »

La Mériquité comme doctrine politique authentique
Texte de référence

Comment appelle-t-on une personne qui s'en réclame ?

Un ou une mériquitaire. Le mot est un adjectif et un nom épicènes, adoptés par décision présidentielle du 25 août 2026.

« Personne qui adhère aux principes de la Mériquité et se reconnaît dans cette école politique. »

Note explicative « mériquitaire », 25 août 2026, § 2

« Notre école politique est la Mériquité. Une personne qui adhère à ses principes est un ou une mériquitaire. Nous sommes mériquitaires. »

Note explicative « mériquitaire », § 5
Texte de référence

Comment s'écrit et s'accorde « mériquitaire » ?

Épicène en genre, variable en nombre : un mériquitaire, une mériquitaire, des mériquitaires. Minuscule au nom commun et à l'adjectif, majuscule au seul nom de l'école.

« Le nom de l'école s'écrit avec une majuscule initiale : la Mériquité. Le nom commun et l'adjectif s'écrivent avec une minuscule : un mériquitaire ; une politique mériquitaire. »

Note explicative « mériquitaire », § 4

« Les accents sont conservés, y compris en capitales : MÉRIQUITÉ ; MÉRIQUITAIRE. Le mot ne prend ni trait d'union ni espace. »

Note explicative « mériquitaire », § 4
Texte de référence

Quand une politique peut-elle être dite « mériquitaire » ?

Seulement si elle ne contredit ni le noyau de la théorie ni les principes de compatibilité. L'origine d'une proposition ne la qualifie jamais.

« Le mot ne constitue ni un label automatique ni une preuve de conformité. Une proposition n'est pas mériquitaire parce qu'elle émane de GPS, de son Président, d'un adhérent ou d'une personne qui se dit mériquitaire. »

Note explicative « mériquitaire », § 7

« Ne peut être qualifiée de mériquitaire une politique qui prétendrait éteindre la dette par un paiement, subordonnerait la dignité ou la solidarité au mérite, convertirait un avantage hérité en mérite personnel, sacrifierait les vivants sous le seuil de dignité, transmettrait l'héritage sans le juger, ou confisquerait l'effort de celui qui contribue. »

Note explicative « mériquitaire », § 7
Texte de référence

Qui est l'auteur de la doctrine ?

Guillaume Kigbafori Soro, président de Générations et Peuples Solidaires, qui signe et certifie personnellement le texte doctrinal.

« rédigée par Guillaume Kigbafori SORO, Président »

La Dette et le Mérite, page de titre

« Comme Locke pour le libéralisme, comme Marx pour le communisme, comme Burke pour le conservatisme, l'auteur n'efface pas sa signature derrière le texte : il l'y inscrit. »

La Mériquité comme doctrine politique authentique
Texte de référence

De quand date la doctrine ?

L'édition de référence est datée du 19 août 2026. Le 22 août 2026, les Statuts du Mouvement l'inscrivent comme définition datée et opposable.

« L'article 3, 14° des Statuts définit la Mériquité comme « l'école politique issue de la théorie de la dette et du mérite », et l'article 4 en fait l'objet du Mouvement. »

Statuts de GPS, 22 août 2026

« Je n'ai donc pas inventé cette doctrine pour un congrès. Je l'ai retrouvée. Elle était là depuis le premier jour, écrite par ceux qui ont fondé ce Mouvement. »

La Dette et le Mérite, préambule
Note doctrinale

Est-ce une doctrine africaine ou universelle ?

Les deux, délibérément : enracinée dans une expérience et des valeurs africaines, elle revendique le statut de doctrine constituée au même titre que le libéralisme ou le socialisme.

« Il y a plus de quatre mille ans, sur ce continent, des hommes liaient déjà la vérité, la justice et l'équilibre à la conduite de chacun et au devoir de celui qui gouverne. Au terme de la vie, on ne pesait pas un homme à sa puissance, mais son cœur contre une plume. »

La Dette et le Mérite, ch. III

« La Mériquité démontre qu'une pensée politique peut naître de l'expérience et des valeurs africaines et prétendre, avec la même légitimité que le libéralisme ou le socialisme, au statut de doctrine constituée. »

La Mériquité comme doctrine politique authentique
Note doctrinale

Pourquoi parle-t-on d'humanisme ?

Parce qu'elle place la dignité de la personne au centre en refusant à la fois l'individu abstrait et la dissolution dans le collectif.

« Tout homme possède une dignité qui ne dépend ni de sa naissance, ni de sa richesse, ni de son origine, ni de sa religion, ni de sa condition. »

La Dette et le Mérite, ch. II

« Elle restaure l'homme comme sujet à la fois libre et redevable, capable de choisir et de juger ce qu'il reçoit, mais jamais détaché de ce qui l'a rendu capable de choisir. »

La Mériquité comme doctrine politique authentique
Le texte ne se prononce pas

Quelles mesures concrètes propose-t-elle ?

Aucune. La Mériquité est une doctrine, non un programme — et elle le dit dès sa première page.

« Ce texte n'est ni un programme électoral, ni un projet de société, ni un contrat de mandat. Il n'énumère aucune mesure et ne promet aucun chiffre. Il énonce les principes permanents. »

La Dette et le Mérite, préambule
Lecture du texte

Que dit-elle des femmes ?

Le texte affirme une dignité indépendante de toute condition et nomme « les femmes et les hommes » que forme la Nation. Il ne consacre pas de développement propre à la question.

« La première richesse d'une Nation, ce sont les femmes et les hommes qu'elle forme. »

La Dette et le Mérite, ch. II

« Aucune réforme ne produira d'effet durable si elle n'est pas précédée par la formation d'hommes et de femmes intègres, disciplinés, responsables et libres. »

La Dette et le Mérite, ch. V
Texte de référence

Qu'est-ce que GPS ?

Générations et Peuples Solidaires, le Mouvement dont la Mériquité est la doctrine et l'objet statutaire.

« L'article 3, 14° des Statuts définit la Mériquité comme « l'école politique issue de la théorie de la dette et du mérite », et l'article 4 en fait l'objet du Mouvement. »

Statuts de GPS, 22 août 2026

« Générations et Peuples Solidaires. Notre phrase n'est que notre nom, déployé. »

La Dette et le Mérite, « La phrase »
Texte de référence

Que sont les « dix pintades » ?

La scène de 1992 dont procède toute la doctrine : une bourse universitaire obtenue par un camarade contre dix pintades offertes au directeur des bourses.

« Un camarade, qui a moins travaillé que moi, l'obtient. Je l'interroge. Il me répond qu'il a offert dix pintades au directeur des bourses. Moi, enfant de pauvre, je n'avais ni l'idée, ni les moyens. »

La Dette et le Mérite, ch. I

« Elle dit que le mérite existe. Elle dit qu'il peut être volé — non par le hasard, non par le sort, mais par un homme, à un guichet, contre dix pintades. Elle dit que la pauvreté n'est pas seulement un manque d'argent : c'est un manque d'accès aux codes. Et elle dit que le lieu du crime est l'école. »

La Dette et le Mérite, ch. I
Lecture du texte

Quelle différence entre mérite et méritocratie ?

Le texte de référence protège le mérite comme un droit ; il n'institue aucune méritocratie, c'est-à-dire aucun système qui distribuerait le pouvoir en fonction d'un mérite mesuré.

« Le mérite n'est pas une faveur que l'on accorde. C'est un droit que l'on protège. »

La Dette et le Mérite, ch. IV

« Tout accès à un bien public — bourse, concours, marché, emploi, poste, titre — doit reposer sur un critère écrit, public et vérifiable. »

La Dette et le Mérite, ch. IV
Lecture du texte

Quelle place tient la religion ?

La dignité ne dépend pas de la religion, et la haine fondée sur elle est nommée comme l'une des formes de la division. Le texte n'organise pas les rapports entre l'État et les cultes.

« Tout homme possède une dignité qui ne dépend ni de sa naissance, ni de sa richesse, ni de son origine, ni de sa religion, ni de sa condition. »

La Dette et le Mérite, ch. II

« La blessure de la Côte d'Ivoire porte un nom : la division. La haine fondée sur l'origine, sur la région, sur la religion. »

La Dette et le Mérite, ch. VI
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